Le contexte dunkerquois
Dunkerque : capitale industrielle d'une pression dirigeante de premier rang
Dunkerque n'est pas une ville ordinaire. Elle est le 3e port de France, un des premiers sites industriels d'Europe du Nord, et depuis 2022, le laboratoire le plus scruté du monde pour la décarbonation de l'industrie lourde.
Ce qui se joue ici est d'une ampleur rare.
L'aciérie ArcelorMittal de Dunkerque, 7 km², premier émetteur de CO₂ de France, est en train de se transformer en profondeur. 1,8 milliard d'euros investis, dont 50 % financés par l'État, pour construire une unité de réduction directe du fer (DRI) et deux fours électriques. Objectif : réduire de 40 % les émissions du site d'ici 2030. Les hauts-fourneaux s'éteignent progressivement. Une nouvelle sidérurgie naît. Et les dirigeants qui pilotent cette bascule, à tous les niveaux de la chaîne, n'ont pas de précédent auquel se référer.
À côté, le projet H2V59 positionne Dunkerque comme premier hub d'hydrogène de France. Phase 1 : 200 MW, 28 000 tonnes d'hydrogène vert par an à partir de 2028. Phase 2 : 300 MW supplémentaires. Plus de 5,3 milliards d'euros engagés pour la décarbonation du territoire. Et le parc éolien offshore de Dunkerque (600 MW, le plus puissant prévu en France), dont la mise en service est attendue en 2026-2027.
À cela s'ajoutent les gigafactories de batteries : Verkor et ProLogium, deux méga-usines qui sortent de terre pour produire plus d'un million de batteries par an. Dunkerque devient un hub de la nouvelle économie verte, et vite.
Ce contexte crée une pression dirigeante spécifique. Pas la pression d'une métropole tertiaire. Celle d'une ville industrielle en mutation structurelle, où les décisions engagent des milliers d'emplois, des filières entières, et des équilibres sociaux fragiles. Les dirigeants dunkerquois ne gèrent pas des marchés. Ils gèrent des transformations.
C'est dans ce contexte précis qu'intervient un préparateur mental spécialisé dirigeants.